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2019  Laurent Brunet   /

Les aquarelles de Georges Romathier

Est-ce la technique qui a orienté l’œuvre du peintre, ou l’évolution de sa “ nécessité intérieure ” qui le conduit à élire l’aquarelle qui apparaît comme la technique reine de son œuvre ? C’est tout d’abord la technique qu’il a pratiquée avec le plus d’assiduité, l’étude des archives du fonds Romathier est à cet égard tout à fait impressionnante et, à notre connaissance, sans précédent en Histoire de l’art.
Cette technique est d’abord reliée à un lieu élu, en Provence, et plus précisément, au lieu-dit du Moulin de Marc, aux abords d’une commune des Alpilles. Durant plus de vingt ans, le peintre va y passer de longs mois chevauchant trois saisons, de la fin du printemps, en été et jusqu’au début d’automne. Aux abords proches de ce lieu, il va ainsi décliner d’innombrables séries sur le motif, restant tout à la fois fidèle (par la lumière, l’orientation du support) au spectacle naturel, ainsi qu’ à son propre langage de peintre dont l’aquarelle apparaît comme la pierre angulaire de tout l’œuvre.
Le format est invariablement de 13 x 20 cm, soit les dimensions des blocs sténo qu’il a utilisé sans jamais recourir aux papiers d’art. Chaque séance le voyait produire des aquarelles par centaines, qu’il laissait sécher pour les reprendre, généralement dès le lendemain, ou les jours suivants, par des réhauts à la mine graphite, au pastel sec. Ensuite, il mettait sous presse lui-même et avec grand soin ces trésors conquis de haute lutte. Puis, en hiver, de retour à son atelier parisien, il sélectionnait avec rigueur son travail réalisé en Provence, qu’il revisitait pour créer des œuvres de plus grand format. Quelques huiles, et rapidement, les peintures a tempera.  Je décris ce processus de travail dans un texte écrit en 1989.

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