Relier quelque part…

Portrait de Georges Romathier © Mireille Heller

2011 GEORGES ROMATHIER

Relier quelque part, dans l’espace et le temps, les clins d’oeil du hasard et les tendresses du regard tout autour du Mas du Moulin de Marc (1717) et de son environnement immédiat : vieux moulin à eau, rustique, vétuste, âpre et beau, frappé de l’empreinte du temps et de la nature provençale subtile et rude, à mi chemin entre la limite des terres cultivées de la plaine et de l’aridité des Alpilles, à trois kms du village d’Eygalières.

Ne pas oublier le sentier qui passe devant le mas, draille qu’empruntaient les troupeaux de moutons dans les périodes de transhumance et insister sur la dizaine de platanes et de marronniers alternés librement qui encadrent le mas. Rêver beaucoup sur cet ensemble végétal, véritable caisse de résonance colorée et lumineuse avec la masse ténébreuse et solide des vieux murs.

Revenir sur le crépi du mur, que divers gastéropodes avec leur bave brillante et corrosive ont criblé dans le cours du temps de signes vivants et expressifs qui festonnent en un ballet comme organisé en un rythme apaisant. J’évoque une proximité émouvante, entre cette rencontre sur un vieux mur provençal et les motifs matissiens, d’Océanie que l’on y retrouve avec ce discret chaloupé des éléments de ciel et de la mer dans ces deux tentures, Impression sur lin de 1946.

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